Aller au contenu principal
Politique

Présidentielle / Moyen-Ogooué : la Coalition pour la rupture invite à rester à la maison le 12 avril 2025

Les membres de la Coalition pour la rupture face au public

Les membres de la Coalition pour la rupture face au public © DR

Le 12 avril, chacun chez soi !". C'est le cœur du message de la "Coalition pour la rupture avec la Françafrique et le système Bongo-PDG-CTRI". Un petit groupe de ses membres a fait escale dans la province du Moyen-Ogooué hier. Au quartier Isaac dans la commune de Lambaréné, des habitants ont fait le déplacement pour les écouter.

Plusieurs griefs sont reprochés au processus électoral en cours et au système actuellement au pouvoir.  Tout d'abord, comme l'indique le nom de cette organisation composée d'associations et de militants de partis politiques, ses membres prônent une rupture totale avec les accords entre la France et le Gabon. Un lien "incestueux" entre ces deux pays que les leaders de ce mouvement reprochent aux tenants actuels du pouvoir d'entretenir.

Par exemple, pour eux, le franc CFA nuit gravement à l'intégrité du Gabon. Ensuite, ladite coalition estime que Brice Clotaire Oligui Nguema n'aurait pas dû se présenter à l'élection présidentielle du 12 avril prochain. "Il avait annoncé qu'il allait faire une transition qui allait durer deux ans. Et qu'au bout de cette transition, il allait remettre le pouvoir aux civils. Aujourd'hui ce n'est pas ce qui s'est fait et nous ne sommes pas d'accord..." a déclaré Geoffroy Pitty. 

Ce mouvement considère également que le processus de mise en place de la nouvelle Constitution a été " totalement escamoté parce qu'il y avait comme une main noire qui avait déjà écrit l'essentiel de la Constitution. Les autres personnes sont venues faire de la figuration".

En outre, ces acteurs fustigent le nouveau Code électoral. Ils considèrent que ce texte est en réalité un recul. D'autant plus que l'organisation des élections est revenue au ministère de l'Intérieur dont le ministre est nommé par le chef de l'État. Il serait difficile pour ce dernier de contredire les injonctions de son supérieur hiérarchique.

La "Coalition pour la rupture avec la Françafrique et le système Bongo-PDG-CTRI" a mis en exergue plusieurs autres faits pour justifier son boycott, cela devant un public attentif.

Après l'étape de Lambaréné, Marc Ulrich Malekou, leader de cette plateforme, et ses compagnons, se rendront dans la province de la Ngounié pour expliquer les raisons de leur posture, et appeler leurs compatriotes à rester à la maison le jour de l'élection présidentielle.

random pub

Sodipresse
Abonnement Mensuel L'Union
Carnet Rose L'Union
Logo