La campagne électorale a officiellement débuté le 29 mars 2025 sur l'ensemble du territoire national. Sur le terrain, les candidats s’activent, et leurs bureaux de campagne sont, pour la plupart, déployés, notamment ceux du Rassemblement des Bâtisseurs (RDB).
À Libreville et dans les chefs-lieux de province, la mobilisation est palpable : meetings, causeries politiques et autres rassemblements rythment l’actualité. Les médias, en première ligne, s’efforcent de jouer leur rôle de relais entre les populations et les candidats.
Trois jours après le lancement de la campagne, les grandes villes du Gabon offrent un aperçu des dynamiques en cours. Mais dans les zones enclavées, l’information se fait rare, malgré la présence de journalistes sur le terrain.
À Moanda, Bakoumba ou encore Mounana, dans la province du Haut-Ogooué, les candidats brillent par leur absence. Ni leurs équipes, ni leurs affiches ne sont visibles dans les rues et aux principaux carrefours. Manque de moyens ? choix stratégique ? La première hypothèse paraît privilégiée.
Pour autant, cette situation ne semble pas susciter d’inquiétude particulière. Seul le camp du candidat des Bâtisseurs est visible sur le terrain. Ce qui complique la tâche des journalistes soucieux d’assurer une couverture équilibrée de la campagne.
À cela s’ajoute un autre défi majeur : l’inaccessibilité des sources d’information. Dans la province du Haut-Ogooué, et probablement dans d’autres régions du pays, les bureaux de campagne restent difficiles d’accès pour la presse.
À Bakoumba, Mounana et même dans le 2e arrondissement de Moanda, les porte-parole des candidats sont invisibles. Ceux qui sont contactés par téléphone par les reporters sur le terrain se montrent évasifs, voire insaisissables. Faut-il y voir un manque d’organisation ou une volonté délibérée d’éloigner les médias ? Toujours est-il que cette situation freine le travail des journalistes qui ne demandent rien d’autre que d’informer la population sur la préparation de cette élection capitale.
Pour l’instant, la presse semble être perçue comme un acteur secondaire, sinon comme un invité de trop dans cette campagne électorale.
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