Si la Constitution et la Charte de la Transition empêchent certains poids lourds de la politique gabonaise de briguer la magistrature suprême, ce vide laisse entrevoir un renouvellement inéluctable de la classe dirigeante. La présidentielle d'avril prochain marquera ainsi un tournant décisif, avec l'arrivée en puissance d'acteurs politiques jusqu'ici relégués au second plan.
Ce bouleversement pourrait également sonner le glas des tractations opaques qui ont souvent caractérisé les périodes post-électorales. L'époque où quelques chefs de partis politiques se partageaient le pouvoir dans l'ombre, notamment après les présidentielles, semble révolue. La nouvelle génération, moins encline à ces pratiques, aspire à plus de transparence.
Mais que deviendront les figures politiques écartées de la course à la présidence ? Pour ces "vétérans" contraints à une retraite forcée, les élections législatives et locales à venir représentent une porte de sortie honorable. Impossible pour eux de disparaître complètement du jeu politique. Leur survie passe par une présence au Parlement ou au sein des collectivités locales.
Ces échéances électorales s'annoncent donc palpitantes. D'un côté, une nouvelle génération ambitieuse et désireuse de s'imposer. De l'autre, des figures expérimentées, bien décidées à ne pas se laisser déloger si facilement. Dans ce contexte post-Transition, les surprises sont permises et le paysage politique gabonais pourrait bien connaître une recomposition spectaculaire.
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